Force des Plantes

L'herbier des plantes qui accompagnent le quotidien
Planche n°2 — Racines de l'Ayurvéda

L'ashwagandha, racine de la tradition ayurvédique

Withania somnifera (L.) Dunal — famille des Solanacées
Baies rouge orangé de Withania somnifera dans leurs calices

Photo : SAplants — CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Dans la tradition indienne, peu de plantes occupent une place aussi centrale. L'ashwagandha — littéralement « odeur du cheval » en sanskrit, en référence au parfum de sa racine fraîche et, dit la légende, à la vigueur qu'elle confère — est un pilier de l'Ayurvéda depuis plus de deux mille ans. On l'y classe parmi les rasayanas, les préparations réservées aux périodes où le corps et l'esprit sont mis à l'épreuve.

Une solanacée discrète aux baies de lanterne

Botaniquement, l'ashwagandha est une cousine de la tomate et du physalis : un petit arbuste des zones sèches d'Inde, du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, dont les baies rouge orangé mûrissent dans un calice en forme de lanterne. Mais c'est sous terre que tout se joue : la racine, claire et charnue, est la partie utilisée par la tradition — séchée puis réduite en poudre, historiquement mêlée à du lait chaud ou du miel.

De la poudre traditionnelle aux extraits modernes

Repère de lecture d'étiquette : espèce complète (Withania somnifera), partie utilisée (racine, et non feuilles), teneur en withanolides et type d'extrait. Une poudre vendue comme « extrait » sans pourcentage affiché mérite la méfiance.

Les précautions de bon sens

La tradition comme la prudence moderne s'accordent : l'ashwagandha ne convient pas à tout le monde. Femmes enceintes ou allaitantes, personnes suivant un traitement (notamment thyroïdien) ou vivant avec une maladie auto-immune devraient demander l'avis d'un professionnel de santé avant d'en consommer. Et comme pour toute racine, la qualité de la culture et de l'extraction fait toute la différence.

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